L'Algérie, pays "pionnier" dans le domaine de coopération en matière de lutte antiterrorisme

KOWET- Vendredi, 29 Mai 2015 12:24 ;  Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Ramtane Lamamra a affirmé jeudi à Koweït que l'Algérie était un "pays pionnier" dans le domaine de la coopération bilatérale et multilatérale en matière de lutte antiterroriste et qu'elle pouvait apporter sa contribution dans ce domaine au niveau de l'action islamique commune.

 

 

L'Algérie est un pays pionnier dans le domaine de la coopération bilatérale et multilatérale en matière de lutte antiterroriste. Elle a apporté son concours au niveau bilatérale et peut encore y contribuer dans le cadre de l'action islamique commune", a soutenu M. Lamamra dans une déclaration à la presse algérienne peu avant la séance de clôture des travaux de la  42ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

 

Le ministre a affirmé que la coopération dans la lutte antiterroriste "s'est imposée à tous" estimant en revanche qu'il ne suffisait pas de lancer des appels à la coopération en la matière.

 

Les pays jouissant d'une expérience et d'une maîtrise dans ce domaine doivent construire une relation de confiance avec ceux qui peuvent apporter un grand apport, a-t-il dit.

 

M. Lamamra a ajouté que la volonté des pays musulmans de mettre en place une stratégie efficace "est de plus en plus perceptible" car le terrorisme "est une menace pour tous et la solution à ce phénomène ne peut émaner d'un seul Etat".

 

Evoquant les mécanismes à même de concrétiser cette coopération entre les pays musulmans, le ministre a fait état des conférences qu'abritera l'Algérie cette année, en sus des rencontres prévues dans d'autres pays".

 

Outre les aspects sécuritaires et militaires qu'il a qualifiés d'importants dans la lutte antiterroriste, en citant les réalisations récentes de l'armée nationale populaire (ANP), le ministre a rappelé les démarches du ministère des Affaires religieuses à travers la consécration d'un discours modéré et le programme du ministère de l'Education nationale basé sur l'ancrage de valeurs de tolérance et le respect de la vie humaine.

 

Il a ajouté que l'Algérie mettait son expérience au service des pays frères.

 

Il a par ailleurs considéré que le lieu et la date de la tenue de la présente session du conseil des ministres de l'OCI  étaient opportuns expliquant que les défis et menaces qui se posent au pays musulmans exigent une coordination de l'action dans le cadre de la coopération islamique.

 

Il a salué à cette occasion la "riche expérience" et les initiatives de l'Etat du Koweït qui ont favorisé le "renforcement de l'action non seulement sur la scène arabo-musulmane mais également au niveau de la coopération arabo-africaine".

 

Concernant les travaux de la session, M. Lamamra a jugé "importants" les échanges entre les délégations lors des réunions officielles ou durant les rencontres bilatérales. Il a précisé que ces échanges ont permis de clarifier les vues sur la sécurité du Golfe ou sur certaines tensions qui marquent les relations entre des parties musulmanes influentes dans la région ou encore pour ce qui est de la crise au Yémen et la question palestinienne.

 

Quant aux résultats de la réunion, il a indiqué qu'ils portaient sur "le raffermissement de la coopération économique et culturelle entre pays musulmans pour faire du monde musulman une partie prenante au dialogue des civilisations.

 

Il a également été préconisé l'appel à la "nécessité" de conjuguer  les efforts face à l'islamophobie qui est devenue un "phénomène dangereux qui menace les ressortissants musulmans à l'étranger et compromet les perspectives de cohabitation pacifique, a-t-il renchéri.

 

Pour M. Lamamra la rencontre a été un "succès". "Nous avons l'occasion d'approfondir les échanges avec de nombreux pays et d'arrêter des rendez-vous dans le cadre de commissions mixtes et des visites officielles pour promouvoir nos relations notamment avec les pays asiatiques", a-t-il enchaîné.

 

Le ministre a évoqué, par ailleurs, la crise des prix du pétrole et ses retombées affirmant que la délégation algérienne qu'il conduit "a eu l'opportunité d'envisager des solutions à ce problème qui tiennent compte des intérêts communs de l'Algérie et des pays du Golfe, de l'Iran, de l'Indonésie et du Kazakhistan...".

 

Pour ce qui est de la participation aux travaux, il a fait savoir que la commission sur le Mali a salué la supervision par l'Algérie sous la conduite du président Bouteflika, de la médiation pour le règlement de la crise dans ce pays.

 

Il a souligné en outre la "batterie de mesures" proposées par l'Algérie au niveau d'autres commissions visant à "optimiser" les efforts du secrétariat de l'organisation.

 

M. Lamamra a enfin également affirmé que l'Algérie avait un rôle à jouer pour amener l'OCI à "approuver les positions de l'Union africaine concernant le développement du continent africain et à appuyer les positions internationales relatives aux préoccupations du continent notamment en termes de développement, et de prise en charge du phénomène des déplacés, de lutte contre la désertification et de protection de l'environnement".