L’Afrique s’est dotée d'une architecture institutionnelle complète pour faire face aux défis d'avenir

ALGER - Vendredi, 26 Mai 2017 (APS) - Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale sortant, Ramtane Lamamra a indiqué jeudi à Alger que le continent africain s’est "progressivement" doté d'une architecture institutionnelle complète à même d'assurer la prise en charge "effective" des défis auxquels il doit faire face.

 

"Il est particulièrement réjouissant de constater que notre continent s’est progressivement doté d'une architecture institutionnelle complète et articulée autour d’organes politiques, législatifs, sécuritaires et économiques destinés à assurer la prise en charge effective de l'ensemble des défis auxquels le continent doit faire face à moyen et long termes dans une approche commune et inclusive", a indiqué M. Lamamra dans une allocution prononcée à l'occasion de la cérémonie de célébration de la Journée de l'Afrique.

 

M. Lamamra a notamment cité le parachèvement de l’opérationnalisation de la Force africaine en attente et la "synergie" des actions bilatérales et multilatérales dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et les fléaux connexes, qui sont autant de "réalisations majeures" à mettre à l'actif de l'Organisation continentale, relevant "le rôle précieux et la place éminente" qu’occupe dans cette architecture le Conseil de paix et de sécurité dans sa vocation d’organe chargé de la prévention, la gestion et du règlement des conflits ainsi que de la promotion de la stabilité sur le continent.

 

Au plan de la lutte antiterroriste, M. Lamamra a relevé que la coopération interafricaine a enregistré "des avancées remarquables", avec, a-t-il précisé, l’arrivée à maturité du processus de Nouakchott, le niveau de fonctionnalité atteint par le Comité des services de renseignements et de sécurité africains (CISSA), ainsi que par deux "importantes structures" de sécurité sises à Alger, le CAERT et l’UFL.

 

Il a également cité la première assemblée générale d’AFRIPOL, tenue récemment à Alger, venue, a-t-il dit, "fort opportunément couronner ce processus à tous égards exemplaire de coopération en matière sécuritaire et de lutte contre le terrorisme et les fléaux connexes".

 

M. Lamamra a relevé aussi que la localisation du siège de l’AFRIPOL à Alger est "un autre témoignage de l’engagement de l'Algérie à la pleine réalisation de l'Agenda panafricaniste".

 

Evoquant le bilan de l'année précédente de l'Union africaine, M. Lamamra a estimé qu'il est "plein de réalisations et aussi d’espoirs nouveaux dans la voie de la concrétisation progressive des idéaux et objectifs pour lesquels les pères fondateurs de l’organisation continentale ont consenti tant d’efforts".

 

Il a rappelé à cet effet que le dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l'UA, tenu en janvier dernier à Addis-Abeba, a donné lieu à des "résultats substantiellement importants" ayant conforté l'Organisation dans sa vocation de "socle des valeurs du panafricanisme et de cadre approprié pour l’intégration politique et économique de l’Afrique".

 

M. Lamamra a en outre salué l'élection d'un "digne fils de l’Afrique", l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, au poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), estimant que cette distinction de l’Afrique, pour la première fois dans l’histoire de l’OMS, constitue un fait majeur qui permet de grands espoirs".

 

Par ailleurs, M. Lamamra s'est dit "reconnaissant" envers le président de la République Abdelaziz Bouteflika pour la confiance qu'il lui avait accordée quand il l'avait désigné au poste de chef de la diplomatie algérienne.

 

M. Lamamra a également félicité Abdelkader Messahel, promu ministre des Affaires étrangères, faisant observer que la coïncidence a voulu que M. Messahel soit désigné MAE à l'occasion de la célébration de la Journée de l'Afrique, "un continent qu'il connait parfaitement".

 

De son côté, le ministre des Affaires étrangères nouvellement désigné, Abdelkader Messahel a tenu à remercier le chef de l'Etat pour la confiance placée en lui en le désignant chef de la diplomatie algérienne, s'engageant à être à la hauteur de cette confiance.

 

M. Messahel a reconnu qu'il s'agit d'une mission "sensible", compte tenu de la situation prévalant en Afrique et dans les pays du voisinage.

   

 

 
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Interview de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,